Accéder au contenu principal

At Eternity's Gate (Film)

At Eternity's Gate

Un voyage dans l’esprit et l’univers d’un homme qui, malgré le scepticisme, le ridicule et la maladie, a créé l’une des œuvres les plus incroyables et admirées au monde. Sans être une biographie officielle, le film s’inspire des lettres de Vincent van Gogh, d’événements de sa vie, de rumeurs et de moments réels ou purement imaginaires.

Même si, dans l’ensemble, j’ai bien aimé ce film, je n’ai pas retrouvé ce que j’ai pu ressentir à la lecture des biographies de Van Gogh et des lettres à son frère Théo – dont je vous conseille fortement la lecture… Si vous aimez l’œuvre, avec ces lettres, vous aimerez l’artiste ; elles sont enrichissantes, tant sur le plan humain qu’artistique.

Je ne sais si cela est dû à la voix qui double Willem Dafoe, mais tout au long du film, j’ai ressenti beaucoup trop de pathos et de résignation, alors que moi, je vois Vincent Van Gogh plutôt comme un maniaco-dépressif alternant des périodes d’exaltation et de dépression… Quelque part, le personnage interprété par Kirk Douglas, dans le vieil opus de La vie passionnée de Vincent Van Gogh, se rapproche beaucoup plus de la vision de la personnalité de Van Gogh que j’ai.

Même l’interprétation de Paul Gauguin ne m’a pas convaincu… Je n’ai pas retrouvé le côté charismatique, directif et égoïste du personnage… et ne sait si cela vient de l’acteur qui l’interprète ou de la direction d’acteur

Cela dit, je trouve le jeu d’acteur de Willem Dafoe intéressant… Son apparence et sa gestuelle m’ont troublé… Physiquement, son interprétation est bluffante.

Même si je ne pense pas revoir ce film, j’ai eu du plaisir à le visionner, car il souligne parfaitement les différences dans la manière d’appréhender et de vivre l’art entre Vincent Van Gogh et Paul Gauguin… Le premier avait besoin de vivre avec la nature ; c’est elle, par l’émerveillement qu’elle lui procurait, qui déclenchait son exaltation et sa création tandis que pour le second, beaucoup plus dans le mental, elle n’était qu’un support à sa création… Gauguin avait très bien réalisé cette différence qui les rendait tous deux incompatibles.

Pour conclure, je dirai que j’ai eu du plaisir à regarder At Eternity’s Gate de Julian Schnabel, même s’il ne colle pas à ma vision personnelle de Vincent Van Gogh, et engage tout un chacun à le visionner, ne serait-ce que pour la performance de Willem Dafoe dans ce rôle…

Commentaires

Articles populaires

Le dernier Cheyenne (Film)

Trois dangereux détenus s'évadent. Le shérif local Deegan lance à leurs trousses le chasseur de primes Lewis Gates.  Celui-ci retrouve la trace des fuyards, mais identifie une authentique flèche indienne qui l'incite à rebrousser chemin. Intimement persuadé que les évadés ont été tués, il retourne rendre compte de ses doutes au shérif et demande à l'anthropologue Lillian Sloan d'authentifier la mystérieuse flèche. Intrigués, l'aventurier et la scientifique en arrivent à la même conclusion : un groupe de Cheyennes pourrait bien avoir échappé au massacre de leur tribu et s'être réfugié depuis plusieurs générations dans une zone inexplorée. Lewis et Lillian décident de partir ensemble à la recherche des évadés avec l'espoir secret de retrouver ce camp indien isolé du reste du monde.  Je me souviendrai toujours de la première fois où j’ai vu ce film. Il passait à la télévision, et dès le départ, j’ai pensé : « Encore un western à deux balles »… et j’avou...

La nuit Dernière

La nuit dernière, j’ai rêvé d’un monde où le cœur avait remporté une victoire totale sur l’ego… Les dirigeants des nations n’étaient plus des monstres narcissiques, arrogants et belliqueux recherchant l’intérêt de leur caste mais des êtres humbles, intègres et bienveillants, voulant rendre leur peuple le plus heureux possible. Pour ce faire, ils se bombardaient à l’aide de bombes et missiles à sous-munitions emplis de cadeaux, de graines et d’eau afin de semer partout en ce monde bonheur et couleurs… Et le réveil a sonné…