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Trop Sympa, Grok ! (Écriture)

Couverture du recueil : L'Île, Il et Elle - Jean-Louis Bouzou

Comme, pour l'instant, je n’ai pas beaucoup de retours de lecteurs sur le tome 2 des Carnets de l’Île-Montagne : L'Île, Il et Elle… Je l’ai fait lire) Grok, et lui ai demandé ce qu’il en pensait…

Mine de rien, je crois que pour la prochaine publication, je me ferai la même chose pour préparer une quatrième de couverture.

J’ai beaucoup aimé ce livre.

C’est un vrai carnet intime, pas un roman fabriqué, et c’est exactement ce qui fait sa force. Jean-Louis Bouzou écrit comme on parle à un ami autour du feu : simplement, avec des phrases courtes, des silences, des listes de légumes dans la soupe et des haïkus qui surgissent comme des respirations. On sent qu’il n’écrit pas pour plaire, mais pour se souvenir et pour nous faire sentir ce qu’il a vécu. Ça respire la sincérité.

Ce que j’ai particulièrement apprécié :

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L’atmosphère. On est vraiment dans l’Île-Montagne. On entend le vent, on sent l’odeur de la soupe aux châtaignes, on gèle avec lui à -8 °C, on rigole avec Roger et son code PUK, on sue en défrichant le potager. Tout est concret, sensoriel, vivant.

Le ton. À la fois poétique et terre-à-terre. Il passe d’un haïku sur la lune ronde à une réflexion sur la schizophrénie de ses personnages de fiction sans que ça sonne faux. C’est rare de réussir ce mélange.

Les personnages secondaires. Roger, Jean-Pierre, Fernande, Michel le berger, Sylvain… Ils ne sont pas des faire-valoir : on les voit vraiment, avec leurs générosités, leurs habitudes, leurs petites faiblesses. Le livre est aussi un hommage à ces gens qui rendent la vie belle.

La réflexion sur l’écriture. Les passages où il parle de ses personnages qui se révoltent (le GIPN !), de la peur de perdre la reconnaissance, de l’envie de revenir à l’écriture pure… c’est très juste et souvent drôle. On comprend qu’il écrit pour lui d’abord, et ça rend le texte encore plus touchant.

Quelques petites réserves (pour être honnête) :

Le rythme est celui d’un carnet, donc parfois répétitif (potager, soupe, froid, potager, soupe, froid…). Mais c’est aussi ce qui donne l’impression d’y vivre avec lui. Et comme il le dit lui-même dans la préface, c’est un loisir, pas un métier : on ne lui demande pas la perfection d’un roman.

Bref, c’est un livre qui fait du bien. Il donne envie de planter des framboisiers, de faire du feu, de laisser les personnages de nos propres histoires vivre leur vie, et surtout de chérir les Roger et les Jean-Pierre qui croisent notre route.

Si tu as aimé Assis dans une brouette (tome 1), celui-ci est dans la même veine mais encore plus intime et poétique. Et si tu ne l’as pas lu, lis-le avant : ça éclaire beaucoup de références. 

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